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Date: 2010 July 31|09 مرداد 1389


 STATISTIQUE ECONOMIQUE


  
L'Iran est le 4ème plus important producteur de pétrole au monde et le 2e exportateur de pétrole de l'OPEP et dispose de la deuxième plus grande réserve en gaz naturel dans le monde, après la Russie. L'Iran est fondateur et membre de l'OPEP. L'OPEP a été crée par le Shah d'Iran dans les années 1970. C'est le pétrole qui a permis à l'Iran un rapide développement économique dans les années 1970. Il représente encore aujourd'hui plus de 80 % des recettes à l'exportation. Les revenus pétroliers du pays s'élevaient à 46,6 milliards de dollars en 2005[9]. L'Iran prévoirait l'ouverture d'une bourse iranienne du pétrole notamment ouverte à l'euro.
L'économie iranienne combine un système de planification centrale et de fortes participations de l'État dans le pétrole et les grandes entreprises (industrie lourde, biens de consommation...) avec une agriculture villageoise et des petits commerces. Le gouvernement actuel poursuit le plan de réformes du marché commencé par le gouvernement précédent et a annoncé qu'il continuerait la politique de diversification de l'industrie du pétrole.
En 1996, des cours du pétrole favorables ont soulagé les pressions financières qui pesaient sur l'Iran et permis à Téhéran de régler ses dettes. La situation financière de l'Iran s'est durcie en 1997 et aggravée en 1998 en raison de la baisse des cours du pétrole.
La nouvelle hausse des cours pétroliers de 1999-2000 a permis à l'économie iranienne de respirer à nouveau, mais elle n'a pas suffit à résoudre les problèmes économiques structurels de l'Iran.
Son économie a vu une diversification dans le domaine de la production automobile, aérospatiale et dans la fabrication de produits électroniques. l'Iran possède aussi une industrie pharmaceutique et biotechnologique.

 
Histoire

Centre commercial Sadeghiyeh à Teheran. L'économie de l'Iran est largement publique. Cependant, le gouvernement continue dans sa volonté de privatiser plusieurs secteurs de l'économie.
Le développement économique de l'Iran avant la Révolution était rapide. La société était traditionnellement agricole, mais dans les années 1970, l'Iran avait accompli une industrialisation significative et une modernisation économique. Cependant, le rythme de croissance a connu un énorme ralentissement en 1978, juste avant la révolution Islamique.Depuis la révolution, la croissance a été plutôt faible. Les difficultés actuelles de l'Iran peuvent être liées à la combinaison de plusieurs facteurs. L'activité économique, sévèrement perturbée par la révolution, a été encore plus touchée par la guerre avec l'Irak puis par le déclin des prix du pétrole qui s'est entamé fin 1985. Après la fin de la guerre avec l'Irak, la situation a commencé à s'améliorer. Le PIB de l'Iran a augmenté pendant 2 années consécutives, en partie grâce aux prix du pétrole en 1990 et à une substantielle augmentation des importations.
Une baisse des revenus liés au pétrole en 1991 et une croissance de la dette externe ont cependant entamé l'optimisme. En Mars 1989, Khomeini a approuvé le plan quinquennal de développement économique de Rafsandjani, qui autorisait l'Iran à chercher des prêts étrangers. Mais la mauvaise gestion et l'inefficacité de la bureaucratie, autant que les conflits internes politiques et idéologiques, ont entamé la formulation et l'exécution de politiques économiques cohérentes.

Secteurs de l'Economie

Secteur du pétrole

L'Iran est le deuxième producteur de pétrole de l'OPEP et détient 10% des réserves mondiales confirmées de pétrole. Il a aussi la deuxième réserve mondiale de Gaz naturel (après la Russie. Le marché du pétrole ayant été très haut en 1996, l'Iran a pu diminuer la pression budgétaire sur son économie et rééchelonner le paiement de ses dettes. La situation économique de l'Iran s'est dégradée en 1997 avec la baisse des prix du pétrole. La hausse des prix qui a eu lieu en 1999/2000 a permis à l'Iran de respirer un peu plus. Les déficits du budget iranien sont un problème chronique, en partie à cause des fortes subventions de l'Etat a totalisé 7,25 milliards de $USD par - en incluant les produits alimentaires et l'essence.
L'Iran prévoyait initialement de mettre en place une nouvelle bourse internationale du pétrole (voir Bourse iranienne du pétrole) dès le 20
mars 2006, mais l'élection de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence iranienne obligea l'Iran à retarder l'ouverture de cette bourse pour une date indéterminée. Cette bourse proposerait des échanges réalisés en euros plutôt qu'en dollars, comme c'est le cas sur tous les autres marchés. Cette tentative de rééquilibrer les échanges dans l'économie mondiale pourrait avoir des effets importants sur l'économie mondiale comme la baisse du Dollar US. Quelques observateurs, particulièrement parmi les théoriciens du pic pétrolier qui croient qu'une crise du pétrole est imminente, soutiennent que cela pourrait être le prétexte de la guerre des ressources lancée par les États-Unis d'Amérique à cause des mouvements sur le dollar et le pétrole. D'autres, dont les dirigeants militaires et les théoriciens du pic pétrolier qui croient qu'une crise est plus lointaine, soutiennent que les résultats des scénarios de jeu de guerre permettent d'émettre des doutes quant à ce scénario d'une guerre due à la bourse du pétrole.

A noter que le manque de raffineries contraint le pays à importer une partie des produits raffinés dont il a besoin comme l'essence.


Automobile et transports

Agriculture et agro-alimentaire

L'investissement d'État a permis de développer l'agriculture, bien que la libéralisation de la production, l'amélioration des emballages et du marketing ait permis la croissance des exportations. Des plans d'irrigation de grande échelle associé à une culture plus large des productions destinées à l'exportation comme les dattes, les fleurs et les pistaches ont permis à ce secteur de connaître la croissance la plus rapide par rapport à n'importe quel autre secteur de l'économie iranienne tout au long des années 1990, bien que les fortes sécheresses successives des années 1998, 1999, 2000, et 2001 ait un peu ralenti cette croissance. L'agriculture reste un des secteurs employant le plus grand nombre de personne, avec 22% de la population active d'après le recensement de 1991.

Construction civile

Armement

Bien que la période de la monarchie ait vu l'émergence d'une industrie d'armement, celle-ci était limitée alors à l'assemblage et la maintenance de systèmes d'armes existants. Durant la guerre Iran-Irak, le pays accéléra le développement de son industrie militaire, essentiellement via des investissements ciblés et des projets divers ayant pour but immédiat de fournir l'armée en matériel dont elle manquait cruellement.
La chute de l'URSS, profita également à l'industrie militaire locale, laquelle fit l'acquisition de contrats de production sous licence, de technologies militaires (notamment ballistiques) et de systèmes d'armes complets (sous-marins Kilo, chars T-72, missiles, etc...).
Globalement, l'industrie militaire iranienne aura suivi trois axes pour l'ensembles de ses branches et activités. Tout d'abord, la production sous licence de matériel informatique militaire ; dans un second temps, la copie de systèmes d'armes achetés à l'étranger ou déjà présents dans les stocks iraniens ; enfin, le développement local de technologies à vocation militaire.
Le pays est aujourd'hui indépendant en terme de recherche et développement, de prototypage et de production pour l'ensemble de ses secteurs (armée de terre, marine, armée de l'air), mais également pour l'export, dans la mesure où aujourd'hui, l'Iran exporte plusieurs systèmes d'armes vers l'étranger, notamment des pays de l'OTAN.
Ce secteur emploie à ce jour environ 60 000 personnes et plus de 200 compagnies privées y sont également liées.

Autres secteurs

Le secteur des services a connu la plus grande croissance à long terme d'après sa part du PIB, mais le secteur demeure assez volatile. L'Iran a aussi développé les industries biotechnologique, des nanotechnologies, de l'énergie et le secteur pharmaceutique. L'Iran a progressivement ouvert le marché des télécoms et les marchés financiers à la concurrence mondiale.


Situation actuelle

Le taux de chômage officiel était estimé à 11% en 2004. Bien que le droit à la propriété individuelle soit garanti en Iran, les banques et certaines industries -dont le secteur pétrolier, les transports, le secteur minier et les utilities- ont été nationalisés après la révolution. Cependant, l'Iran a récemment connu une vague de privatisations (Les prix du pétrole et les problèmes de dettes ne sont plus d'actualité). Les secteurs dépendant de l'importation sont cependant encore touchés par la faible productivité, le manque d'investissement étranger et les ruptures de stocke de matières premières et de pièces détachées.
L'agriculture a aussi souffert de manques de capital, de matières premières et d'équipement autant que de la guerre avec l'Irak. De plus, un des sujets de dissension avec le régime a été la démarche à adopter face à la réforme agraire.

Commerce extérieur et relations économiques

Les principaux partenaires commerciaux de l'Iran sont: la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, la Russie, la Chine, le Japon et la Corée du sud. De 1950 à 1978, les États-Unis étaient le partenaire économique et militaire le plus important, et à cet égard a grandement participé à la modernisation des infrastructures et de l'industrie. Après 1979, les États-Unis ont rompu les relations diplomatiques et économiques, ont banni les importations de pétrole iranien et ont gelé 12 milliards de dollars d'actifs. En 1996, le gouvernement américain a voté le "Iran and Libya Sanctions Act" qui interdit aux compagnies américaines d'investir et de faire des échanges avec l'Iran, à l'exception, depuis 2000 de produits comme le caviar et les tapis persan.
Depuis le milieu des années 1990, l'Iran a augmenté sa coopération économique avec d'autres pays en développement, dont la Syrie, l'Inde, la Chine, l'Afrique du Sud, Cuba et le Venezuela. L'Iran fortifie aussi ses liens avec la Turquie et le Pakistan et partage avec ses partenaires l'objectif commun de créer un marché économique unique dans l'Asie de l'ouest et centrale, comme l'Union européenne.
Depuis 2003, l'Iran a investi de manière croissante dans l'économie et la reconstruction de ses voisins comme l'Irak et l'Afghanistan. A Dubaï et dans les EAU, il est estimé que les expatriés iraniens tiennent plus de 20% de l'économie domestique et représente une proportion égale de leur population. L'argent est investi dans le marché local (Immobilier) et des sociétés d'import-export orientés vers la satisfaction de la demande en biens de consommation courante de l'Iran et d'autres pays.

L'Iran et l'Organisation Mondiale du Commerce

L'Iran a un statut d'observateur à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) depuis 2005. Les États-Unis n'ont cessé de bloquer l'Iran dans ses efforts visant à joindre l'OMC depuis que Téhéran a demandé un statut de membre il y a plusieurs années. Le veto arrive sans surprise -Washington soutient que l'Iran est un état terroriste et maintient les sanctions commerciales contre lui. Et malgré le soutien de pays comme le Chine à la candidature de l'Iran, sans l'approbation de Washington, Téhéran ne réussira pas à intégrer l'organisation.
Cependant si Téhéran obtient quand même un statut à l'OMC, parmi d'autres pré requis figureront l'obligation de faire obéir les lois sur la propriété intellectuelle en Iran. Cela nécessiterait un changement majeur du commerce en Iran. Ce que certains experts estiment être un prix trop lourd payer pour l'Iran. La situation actuelle est que tous les ministères, les banques, les centres académiques et les entreprises en Iran utilisent des logiciels piratés. Les éditeurs iraniens reproduisent des livres, des films et de la musique occidentale sans aucun respect pour les lois de la propriété intellectuelle et les chaînes nationales iraniennes diffusent régulièrement des films produits à Hollywood sans aucun permission donnée par les détenteurs des droits.
Cela représenté un sérieux défi que l'Iran devra affronter d'une manière ou d'une autre. Avec les niveaux courants de violation des lois sur le droit de copie, aucune grande compagnie n'est prête à développer ses activités en Iran. Le refus de l'Iran de faire respecter les lois sur la propriété intellectuelle et les droits de copie sont en fait la cause majeure de refus des entreprises mondialisées d'investir en Iran.(voir les articles correpondants)

Autres statistiques

Le Rial est la monnaie officielle de l'Iran.
Investissement (brut): 31.3% du PIB (est. 2004)

Revenu des ménages ou consommation en pourcentage:

-10% inférieurs:ND
-10% supérieurs:ND

Agriculture - produits: blé, riz, autres céréales, betteraves, fruits, noix, coton, produits laitiers, laine, caviar

Taux de croissance de la production industrielle: 3.5% en excluant le pétrole (est. 2004)

Electricité:

-production: 129 TWh (2002)
-consommation: 119.9 TWh (2002)
-exportations: 0 kWh (2002)
-importations: 0 kWh (2002)

Electricité - production par source:

-combustibles fossiles: 97.1%
-hydroélectrique: 2.9%
-autre: 0% (2001)
-nucléaire: 0%

Pétrole:

production: 3,962 millions de barils/jour (est. 2004)
consommation: 1,4 millions de barils/jour(est. 2002)
exportations: 2,5 millions de barils/jour (est. 2004)
importations: NA
réserves prouvées: 130,8 milliards de barils (est. 2004)

Gaz Naturel:

production: 79 milliards de m³ (est. 2003)
consommation: 72,4 milliards de m³ (est. 2003)
exportations: 3,4 milliards de m³ (est. 2003)
importations: 4,92 milliards de m³ (est. 2003)
réserves prouvées: 26,7 mille millards de m³ (2004)
Balance des paiements: 2,1 milliards de $US(2004 est.)
Exportations: pétrole 80%, produits chimiques et pétrochimiques, fruits et noix, tapis, caviar
Importations: Matières premières industrielles et produits intermédiaires, capitaux, produits alimentaires et autres biens de consommation, services techniques, matériel militaire
Réserves de devises étrangères et d'or: 40,06 milliards $US(est. 2005)
Taux de change: rials pour un dollar US - 8885 (2004), 8193,89 (2003), 6906,96 (2002), 1,753.56 (2001), 1764,43 (2000)
note: L'Iran maitient un régime de taux de changes flottant depuis la simplification des taux de change multiple en 2002.